Zoom sur le secteur hôspitalier


05.05.2013 : Principe de la sécurité de l’alimentation des établissements de santé

En France, pour prévenir tout incident et garantir la sécurité des personnes hébergées dans les établissements sociaux et médico-sociaux, un dispositif réglementaire (cf. Circulaire DHOS/E4 n – 2008-114 – du 7 avril 2008 relative à la prévention des coupures électriques dans les établissements de santé ) oblige chaque structure à assurer, en cas d’absence du réseau national, la continuité de service pendant au moins 48 heures.Les hôpitaux et les centres de soin disposent donc d’une alimentation de secours en cas de rupture de charge du réseau. Ce réseau de secours composé le plus généralement d’un groupe électrogène associé à des onduleurs et des batteries est particulièrement sensible et stratégique. La loi exige  donc que le groupe électrogène soit testé chaque mois en charge fictive et au moins deux fois par an en charge réelle sur le réseau. La raison est d’éviter les ruptures d’énergie d’équipements de survie & de protection pour les patients d’un hôpital : détecteur incendie, éclairages de sécurité, ascenseurs, etc.banc de charge hôpitaux banc de charge hôpital

La loi stipule en effet que ces installations doivent être alimentées par une Alimentation Électrique de Sécurité (AES) conforme à la norme NF S 61-940. Ces AES peuvent être à batteries d’accumulateurs, selon annexe A de la norme NF S 61-940, ou avec des groupes électrogènes conformes à la norme NF E 37 312 :

« Un groupe électrogène de remplacement peut être utilisé comme source de sécurité à condition qu’il soit conforme à la norme NF S 61-940 et que la puissance nécessaire pour assurer le démarrage et le fonctionnement de tous les équipements de sécurité incendie soit suffisante. Lorsque la source de remplacement comprend plusieurs groupes électrogènes, en cas de défaillance de l’un d’eux, la puissance disponible doit rester suffisante pour assurer le démarrage et le fonctionnement de tous les équipements de sécurité incendie »

Le meilleur moyen de tester le groupe électrogène sans alterner la qualité du service – arrêt des machines sensibles, note de service, etc. – est de réaliser la maintenance du groupe sur un banc de charge. Le banc de charge va simuler la charge émises par les équipements de l’hôpital – ascenseur, matériel médical, etc. – et confirmer l’aptitude du groupe électrogène à prendre le relais en cas de coupure sur le réseau principal.

Ces tests réalisés par des mainteneurs ou directement par les équipes techniques du centre hospitalier sont rapides et très efficace. Ils sont souvent couplés à une maintenance plus poussée du groupe électrogène. Les constructeurs de groupe électrogène recommande d’ailleurs fortement de faire tourner chaque mois pendant quelques minutes le groupe.

 

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